Sun Microsystems et Oracle Corporation ont annoncé ce lundi qu’ils avaient conclu un accord pour le rachat de Sun par Oracle au prix de 9,5 dollars par action. Le montant de la transaction est évalué à 7,4 milliards de dollars. Cet accord survient après que Sun ait rompu les négociations avec IBM qui offrait un prix de 9,40 dollars par action. Read more

IBM et ILOG ont annoncé la signature d’un accord pour l’acquisition d’ILOG par IBM. Celui-ci se matérialisera par le dépôt d’offres publiques en France et aux Etats-Unis. Les offres publiques seront libellées au prix de 10 € par action, soit un prix total maximum d’environ 215 millions d’euros (équivalent à 340 millions de dollars américains). Le prix proposé fait ressortir une prime d’environ 37% par rapport au cours de clôture du 25 juillet 2008 de l’action ILOG et de 56% par rapport à la moyenne des cours de clôture au cours du mois précédant le 28 juillet 2008. Read more

Hewlett-Packard (HP) a annoncé le 13 mai avoir signé un accord de rachat d’Electronic Data Systems (EDS) pour une somme d’environ 13,9 milliards de dollars. EDS devrait continuer à être active en tant que société indépendante. Read more

Au début de 2008, c’est le moment d’examiner ce qui s’est passé dans le monde du développement informatique en 2007. Parmi les tendances les plus importantes de l’an dernier, je place la continuation de la consolidation dans l’industrie du logiciel, la montée en puissance de Microsoft dans la bataille pour le marché des interfaces Web riches, l’utilisation étendue du logiciel en tant que services, la diffusion des architectures ouvertes, la visibilité grandissante accordée à l’agilité dans les médias et une meilleure reconnaissance de Ruby de la part des éditeurs commerciaux d’outils de développement. Read more

Après une offre infructueuse à 17 dollars par action en octobre dernier, Oracle et BEA Systems ont annoncé qu’ils avaient trouvé un accord pour une acquisition par Oracle au prix de 19.375 dollars par action. Cette offre évalue BEA au prix de 8,5 milliards de dollars. La volonté de certains investisseurs de BEA de réaliser un bénéfice substantiel et le fait qu’Oracle ait augmenté son offre ont permis à la transaction de se faire, même si le conseil d’administration de BEA réclamait 21 dollars l’an dernier. La situation actuelle du marché boursier est bien différente d’octobre dernier. Cet achat semble donc une bonne affaire pour les actionnaires de BEA Systems, surtout qu’aucune autre société ne semblait disposée à surenchérir sur l’offre d’Oracle.

Que peut attendre Oracle de cette achat? Techniquement, il va acquérir de l’expertise dans le domaine des serveurs Web ainsi que des moniteurs transactionnels. Même si Oracle a déjà des produits en compétition avec ceux de BEA Systems, sa réputation dans ce domaine est légèrement inférieure. En combinant les deux parts de marché, Oracle se retrouve clairement numéro un dans le domaine du middleware. Il devra cependant agir avec tact s’il ne veut pas perdre les équipes qui maîtrisent les connaissances internes des produits BEA. Financièrement, Oracle achète un chiffre d’affaire supplémentaire, une stratégie déjà poursuivie par Oracle dans le passé récent avec les acquisitions de Peoplesoft et d’autres sociétés. Oracle semble ainsi s’être transformé en une sorte de Computer Associates, dont la stratégie se détermine beaucoup plus sur des aspects financiers que technologiques.

Parmi les autres gagnants de cette situation, on peut certainement mettre IBM et la division JBoss de Red Hat. L’incertitude sur l’évolution d’un produit est un élément important pour les acheteurs futurs de Web serveurs. Certaines entreprise n’aiment pas non plus laisser une part trop importante de leur infrastructure logicielle dans les mains d’un seul fournisseur. Dans le camp des perdants, on mettra les clients de BEA Systems. Un achat pose toujours la question sur l’évolution future des produits actuels et sur la disponibilité de support qualifié. Ceci est particulièrement vrai pour le moniteur transactionnel Tuxedo, un produit plus ancien dont on voit mal la place qu’il prendra dans le portefeuille de produits d’Oracle.